TSmuseehomme

Les 17 et 18 octobre dernier, 53 élèves de TS, encadrés par Mesdames Brunet, Dufour et Sarradin, ainsi que Monsieur Chédaleux, étaient en voyage pédagogique à Paris.

Mercredi 17/10

Palais de la découverte :

Le matin de notre arrivée à la capitale nous nous sommes rendus au palais de la découverte, une fois sur place notre groupe s'est séparé en deux, celui auquel j'appartenais est donc allé assister à un exposé sur "prime numbers" (les nombres premiers) où une conférencière nous a expliqué en anglais plusieurs concepts sur ceux-ci, grâce à une présentation captivante mélangeant histoire des mathématiques et théories scientifiques.

Marchioni Rémi TS1, groupe euro maths

 

Durant la matinée du mercredi 17 Octobre nous avons assisté à une conférence sur l'intelligence artificielle au palais des sciences à Paris. Le conférencier a ainsi retracé la genèse et le développement de l'intelligence artificielle tout en nous précisant les différents usages que des acteurs privés ou publics peuvent avoir de cette technologie. Il nous a fait découvrir la complexité de cette science tout en démystifiant le terme d'intelligence artificielle qui n'est en fait qu'un algorithme liant des principes logiques les uns aux autres. Il nous a par la suite expliqué les différents types d'algorithmes les plus courants et expliqué que certaines limitations techniques étaient souvent la cause de périodes de creux dans le développement de l'IA. Nous avons fini par imaginer à quoi pourrait ressembler les algorithmes de demain et les risques qu'il pourrait en découler.

Quentin Rolland et Enzo Verbanaz TS2

Après une pause déjeuner au soleil sur les marches du Trocadéro...

 

Musée de L'homme visite guidée de l'exposition Néandertal :

Nous avons grandement apprécié la visite du Musée de l'Homme. En effet, notre guide était particulièrement passionnée et passionnante et a su nous captiver. Elle a su nous expliquer de façon très dynamique le mode de vie de Néandertal, nous avons même appris à démarrer un feu, notamment avec des silex. Elle a su nous faire prendre conscience de tous les préjugés qui ont été véhiculés pendant des années sur cet ancêtre commun qui n'est pas du tout la brute épaisse dont on a trop souvent l'image. A la sortie de l'exposition, une représentation d'une femme de Néandertal habillée comme au XXIème siècle est particulièrement réaliste, la plupart d'entre nous l'ayant pris pour une visiteuse de l'exposition ! Nous avons aussi abordé les différentes théories de la disparition de l'homme de Néandertal au profit de l'homo sapiens. De plus, les nombreuses pièces de cette exposition temporaires sont intéressantes et très enrichissantes d'autant plus qu'elles sont exclusives et uniques.

Candice Pérou et Manon Lys de TS1

Nous avons ensuite passé la nuit à l'auberge de jeunesse BVJ Monceau...

 

Jeudi 18/10

Visite du Palais Bourbon (Assemblée nationale) :

Le jeudi 18 octobre 2018, nous avons eu la chance de faire une visite guidée de l'Assemblée Nationale. Nous avons pu accéder aux pièces les plus importantes comme la galerie des fêtes, la salle des quatre colonnes où se déroulent les interviews en fin de séance, mais aussi l'impressionnante bibliothèque et la cour d'honneur. Par la suite, nous nous sommes rendus sur les balcons afin d'assister à une réunion des députés dans l'hémicycle, qui constitue le moment le plus solennel de la vie de l'Assemblée. Ce jour-là, les députés présents débattaient d'un projet de loi concernant la hausse du prix des carburants, ce qui fut très intéressant. Le sujet était d'actualité et accessible pour nous. Nous avons également vu Monsieur Bruno Lemaire, le ministre de l'économie.
Merci aux organisateurs de cette visite et à notre guide.

Noémie Gommée et Camille Valet de terminale S2

 DSC8522 DSC8518Jeudi après-midi les élèves se sont répartis en 3 groupes, et une délégation d'une dizaine d'entre eux a eu la chance de pouvoir interviewer Monsieur CédricVillani à la sortie du Palais Bourbon.

Muséum d'Histoire naturelle : Grande Galerie de Paléontologie :

Il était impressionnant de se retrouver devant d'immenses et de minuscules squelettes. Nous avons vu comment les espèces évoluent au cours du temps et aussi vu des choses insolites comme des animaux malformés et des fœtus aux formes d'Aliens !

Sophie Ricard TS1

Muséum d'Histoire naturelle : Grande galerie de l'évolution :

Lors de notre sortie scientifique des terminales S, nous avons visité le musée de l'Evolution avec un guide. Il y avait des ossements d'animaux comme la baleine, des animaux empaillés comme l'ours polaire. Il était intéressant de voir des petits animaux (insectes) jusqu'au grands animaux (girafes) de près, sans oublier les espèces éteintes (le dodo, le pingouin à ne pas confondre avec le manchot). On y a appris beaucoup de choses comme reconnaître un mammifère (la femelle a des mamelles), les animaux vivants dans le froid sont "gros" car leurs tailles permettent d'emmagasiner plus de chaleur, des espèces s'éteignent car l'homme modifient leurs milieux...

Laura Olive TS1

 

La grande galerie de l'évolution est une des galeries du Muséum d'histoire naturelle du Jardin des plantes à Paris. Cette galerie constitue en elle-même un musée de part sa taille et la richesse de sa collection composée essentiellement d'animaux naturalisés (animaux empaillés) et de fossiles. Le bâtiment comporte trois niveaux. Le premier niveau (nef centrale) sur deux étages illustre la diversité du vivant qui peuple les milieux marins et terrestres. Le deuxième (balcon intermédiaire) présente l'impact de l'Homme sur les milieux naturels et ses conséquences (positives comme négatives) sur leur évolution. Le dernier niveau (balcon supérieur) montre l'évolution de la vie et ses mécanismes. Malheureusement nous n'avons passé qu'un très court moment à cet étage, faute de temps. Les deux premiers niveaux nous ont été présentés par un biologiste du musée. Nous sommes directement rentrés de plein pied dans la visite en observant un squelette du plus grand mammifère marin, la baleine. En l'observant nous avons remarqué de nombreuses similitudes avec celui de l'être humain alors qu'à première vue ces espèces n'ont aucun point commun. Ceci s'explique par la théorie de l'évolution. Cette introduction à la phylogénie a suscité de nombreuses questions auxquelles notre guide a répondu brillamment, avec clarté, simplicité et humour. Il nous a familiarisé avec les notions de « sélection naturelle», d'«écosystème», de «dérive génétique» et de «biodiversité». Des plaines abyssales du Pacifique à la savane africaine en passant par les pôles, ce musée est un véritable «tour du monde du vivant». Nous avons appris que la peau de l'ours blanc est contre toutes attentes noire et non blanche et que ses poils sont des sortes de longs tubes translucides ou encore que le cou de la girafe malgré sa taille d'environ deux mètres possède autant de vertèbres que celui de l'homme soit sept. Nous avons terminé la visite au second niveau, qui est le plus important du musée puisqu'il nous permet de prendre conscience de l'impact des activités humaines sur la nature et particulièrement sur la faune, que de nombreuses espèces disparaissent chaque jour à cause de la déforestation, de la pollution ou du réchauffement climatique, mais il y aussi derrière cela un message d'espoir puisque des solutions existent, elles fonctionnent, tout n'est pas perdu et il est en notre pouvoir, surtout celui des générations futures, de changer les choses.

Julien Gout de TS2

Extrait de l'interview de Monsieur Cédric Villani (retranscrite par François Ferrié TS1) :

B. Oberthür : Sur quel sujet avez-vous travaillé pour obtenir la médaille Field ?

C. Villani : Physique mathématique, étude des processus d'équilibre dans les gaz et les plasmas. Prenez une boîte avec ... du verre dedans, tout simplement, petite ouverture, ventilateur, circulation, vous fermez le portillon et vous allez avoir, à l'intérieur de la boîte, spontanément, le mouvement qui va s'arrêter. Spontanément, par effet de friction, si vous voulez, et les processus qui sont à l'œuvre sont les équations de la physique mathématique. En fonction des régimes, on utilisera différentes équations. Si le gaz est plutôt dense, d'habitude on utilise des équations qu'on appelle équations de Navi-Stokes. Si le gaz est plutôt dilué, d'habitude on utilise des équations que l'on appelle équations de Boltzmann. Les unes et les autres datent du XIXème siècle. Et elles vous prédisent : voilà, il va falloir tant de temps pour que le gaz s'arrête, cela va se faire comme ceci ou comme cela, c'est un problème de comportement qualitatif du gaz. C'est de la physique et ce sont aussi des équations, donc des mathématiques. Et puis, si vous avez un plasma, c'est-à-dire un gaz dans des conditions physiques telles que les électrons ont été arrachés des atomes, de sorte qu'il y a les noyaux (les protons et les neutrons), et les électrons, qui en sont séparés, les électrons, qui sont très mobiles parce qu'ils sont très petits, qui se repoussent les uns les autres parce qu'ils sont chargés négativement, agissent comme un fluide. Mais un fluide qui n'est pas comme l'air que j'évoquais : un fluide aux propriétés différentes, on appelle cela un plasma. Et la question est la même : est-ce que le plasma revient vers un équilibre ? À une époque on pensait que non, puis au XXème siècle on a découvert que oui. Et cela a été toute une théorie, toute une affaire. Pour les expérimentateurs, c'est important. Pour les théoriciens, c'est important. Ma recherche, en tout cas celle qui a été récompensée par la médaille Fields, se plaçait là-dedans. Comprendre, je ne dis pas calculer mais bien comprendre, ces processus sous diverses hypothèses. Et ça a utilisé beaucoup de mathématiques variés, en rapport avec les notions d'information et de désordre, en rapport avec les notions de régularité. À la fin c'était des démonstrations très longues et en même tant très structurées, vraiment comme des grandes architectures où l'on finit par aller très haut, à partir de différents blocs. Voilà, ce ne sont pas les seuls sujets sur lesquels j'ai travaillé, mais ce sont les sujets qui ont été récompensés par la médaille Fields. J'ai aussi travaillé sur des questions à l'interface entre optimisation (chercher la meilleure façon de résoudre un problème), probabilités et géométrie non-euclidienne.

F. Ferrié : Donc un plasma, c'est un gaz dans lequel on a séparé les noyaux des atomes des électrons ?

C. Villani : Gaz ionisé, comme on dit, voilà.

F. Ferrié : D'accord. Mais ... les électrons et les noyaux sont quand même à l'intérieur du même gaz ? Ce n'est pas un gaz où l'on aurait enlevé ... ?

C. Villani : Avec que des électrons, par exemple ? Oui, on peut aussi avoir des nuages qui sont faits uniquement d'électrons. Mais d'habitude, quand on regarde les plasmas, c'est le plus souvent des plasmas qui sont globalement neutres, avec des noyaux qui sont chargés positivement, des électrons qui sont chargés négativement.

[...]

J. Moreau : Est-ce-que vous vous êtes inspirés de certains mathématiciens pour vos recherches, ou est-ce-que vous avez rencontré d'autres mathématiciens qui auraient pu vous aider, aussi, dans vos recherches ?

C. Villani : Ce sont toujours des travaux collectifs, même quand c'est personnel. Sur le travail que j'évoquais sur les plasmas, j'ai raconté dans un ouvrage, Théorème vivant, comment cela s'est passé.
D'abord c'était un travail à deux tout du long et, tous seuls, ni lui ni moi n'aurions pu venir à bout du problème. Ensuite, ça s'appuyait sur des conversations avec beaucoup de monde, des dizaines de personnes, dans plusieurs pays, pour avoir les bonnes idées, pour avoir les bonnes intuitions. Trois ou quatre ont joué un rôle plus important que les autres sans même s'en rendre compte, par la façon qu'ils avaient de répondre à des questions composées ou à des discussions. Ca c'est pour ce projet-là en particulier. Il y avait des physiciens, il y avait des mathématiciens parmi les personnes. Si vous regardez l'article, vous verrez des remerciements et une longue liste de personnes qu'on remercie pour leur contribution à la discussion. Et aussi les institutions qui nous ont hébergés pendant le temps des recherches. Et puis, en termes de style mathématique, quand on se construit, on se construit toujours avec des références, ce qui vous guide dans le choix du sujet, ce qui vous inspire par le thème, par la façon qu'ils ont de faire des mathématiques. Quand on me pose la question des influences, d'habitude j'en cite quatre (dont mon directeur de thèse) qui ont été importants : un américain, trois français. On retrouve l'influence de chacun dans mon style, et il y en a d'autres encore. Par exemple, ça m'arrive de faire des conférences sur John Nash, c'est quelqu'un avec qui je n'ai pas travaillé directement bien sûr (la différence d'âge est trop importante), mais dont les articles m'ont beaucoup inspiré dans ma démarche. Voilà.

Interview complète disponible dans le document à télécharger ci-dessous.

 

L'émission à Radio France

Le jeudi après-midi, un groupe de 17 élèves accompagnés de Monsieur Chedaleux et de Madame Brunet a pu assister à l'émission "La tête au carré" présentée par Mathieu Vidard sur France Inter et portant ce jour-là sur le sol, un patrimoine à préserver. Après nous être entraînés à applaudir assis par terre dans un coin du studio de Radio France, le direct commença, les quatre "tops" retentirent, et tout le monde fit silence. Les invités Frédéric Denhez, auteur du livre Le sol, enquête sur un bien en périlet Lionel Ranjard, écologue spécialiste des micro-organismes du sol ont échangé à propos des atteintes portées aux sols, comme le labour, l'usage de pesticides ou l'artificialisation de ceux-ci. Nous avons eu la chance de pouvoir parler au micro afin de leur poser nous-mêmes nos questions.

Une expérience inédite pour chacun d'entre nous et une dose de stress avant les passages au micro ; vous pouvez d'ailleurs toujours écouter l'émission en podcast sur le site de www.franceinter.fr (émission du 18 octobre)

TSradioFrance


Nayel BLIDI et Justine JOURDE de TS2

 

 

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